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Vaut-il mieux manger ou boire des fruits ?

Vaut-il mieux manger ou boire des fruits ?

Riches en fibres et vitamines mais aussi en fructose, les fruits sont de véritables atouts pour une bonne nutrition, à condition de bien les consommer…

Consommés lors d’un petit-déjeuner sur le pouce, une petite soif ou un en-cas rapide, les jus de fruit sont tendance. De nombreuses marques les proposent sous forme de smoothie, sans sucre ajouté, bio ou 100 % naturels… Et pourtant, les penser aussi sains et sucrés qu’un fruit est une erreur!

Les jus de fruits industriels tout d’abord. La plupart d’entre eux se présentent sans pulpe, avec moins de fibres et chargés de conservateurs. Les précieux nutriments et antioxydants trouvés dans la peau ou les pépins disparaissent. Mais même les «bons» jus ne le sont pas tant que cela: «Boire, plutôt que manger, consommer un aliment mou sans effort de mastication est une situation nutritionnelle qui s’est malheureusement généralisée. Historiquement, les produits étaient durs, avec notamment beaucoup de racines. Ne pas mastiquer suffisamment induit des signaux de satiété qui ne sont pas du tout les mêmes»,explique le Dr Laurent Chevallier, médecin nutritionniste au CHRU de Montpellier.

Mâcher, mastiquer et broyer en bouche des aliments solides est la première étape de la digestion. Une phase essentielle pour optimiser les sécrétions digestives, broyer les fibres en les rendant digestibles. C’est aussi un moment clé qui vise à «renseigner les pupilles gustatives, puis le cerveau, sur le fait qu’un produit sucré est entré en bouche», explique le Dr Arnaud Cocaul, médecin nutritionniste à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Le risque de boire un jus de fruit, ou tout autre aliment liquide, est dedépasser la dose de sucre et «d’ingérer un apport calorique non négligeable qui n’a pas été intégré dans la ration alimentaire puisque le cerveau n’en a pas eu conscience». Boire un jus de fruit accélère la destruction mécanique et entame la prédigestion du produit.

« Cela contribue à transformer les sucres à absorption lente en sucres rapides. Il faut vraiment l’éviter »

Le Pr Jean-Jacques Altman, endocrinologue et chef du service de diabétologie de l’Hôpital européen Georges Pompidou, à Paris.

Autre problème, le risque de stockage du fructose – le sucre contenu dans les fruits – au niveau du foie. «Schématiquement, la boisson apporte une dose massive de fructose qui n’est pas absorbé progressivement et métabolisé dans la cellule hépatique comme cela l’est pour le fruit. Résultat, ce fructose va se stocker en gras dans le foie et favoriser la stéatose hépatique», précise le Dr Chevallier. D’autant plus que la concentration en sucre des jus industriels est extrêmement forte. Il faut compter en moyenne 10 g de sucre pour 100 ml, soit l’équivalent de 4 morceaux de sucre pour un verre, autant qu’une canette de soda.

Par ailleurs, mieux vaut ne pas consommer de jus en dehors d’un repas. «L’effet du jus de fruit est moins dangereux en mangeant et en absorbant des fibres en même temps», insiste le Pr Altman. Si l’on tient à un jus, on peut presser soi-même son orange ou, à défaut, utiliser un jus de fruit industriel, mais le diluer fortement dans de l’eau. «L’idéal est d’utiliser un tiers de jus de fruit et deux tiers d’eau», conseille le Dr Chevallier.

Le meilleur choix santé? Garder les fruits au quotidien et réserver les jus aux occasions spéciales, lors d’apéritifs ou aux grandes soifs!

Article original : http://sante.lefigaro.fr/article/vaut-il-mieux-manger-ou-boire-des-fruits-/

Peut-on compter sur la grande distribution pour « bien manger »?

Vers une transition alimentaire? Cette semaine sur France Culture une excellente émission qui met en perspective politiques publiques, grande distribution et enjeux sanitaires de l’agroalimentaire. Sont notamment abordés la question de l’étiquetage nutritionnel, celui des prix des aliments et des contraintes économiques.

« Mieux manger » : c’est le nouveau mantra de l’industrie agro-alimentaire et de la grande distribution. Les publicités du moment sont éloquentes en la matière mais peut-on compter sur la grande distribution pour « bien manger » ?

Peut-on compter sur la grande distribution pour "bien manger"?
Peut-on compter sur la grande distribution pour « bien manger »? Crédits : Chaloemphon Wanitcharoentham / EyeEmGetty

Vous les avez déjà croisés au supermarché. D’une main, ils tiennent leur caddie, de l’autre leur téléphone, en mode « selfie ». Sauf que ces consommateurs-là ne se prennent pas en photo. Ils scannent les étiquettes.

Depuis quelques mois, les applications d’aide à l’achat de produits alimentaires connaissent un véritable boom. La plus connue d’entre elles, Yuka, vous renseigne sur la quantité de sucre, de sel, la présence d’additifs, le nombre de calories Des renseignements précieux pour qui entend « mieux manger ».

« Mieux manger » : c’est le nouveau mantra de l’industrie agro-alimentaire et de la grande distribution. Les publicités du moment sont éloquentes en la matière : les grandes enseignes communiquent désormais moins sur les prix que sur la qualité des produits. L’une d’entre elles, le groupe Système U, vient d’ailleurs de lancer sa propre application.

Cette nouvelle approche est évidemment liée à l’existence d’un marché porteur. Mais elle témoigne peut-être aussi d’une plus large prise de conscience, de la part d’un secteur considéré comme étant un des principaux responsables de ce qu’on appelle la « malbouffe ».

Source : https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-a-moudre/du-grain-a-moudre-du-mardi-02-octobre-2018?utm_medium=Social&utm_source=Facebook#Echobox=1538574582

Consommation durable: un rapport dénonce le marché des certifications

Source LE FIGARO : https://bit.ly/2rsdHfx

Des zones de concession de la plus grande société d’huile de palme, en Indonésie, le 6 juillet 2010. ROMEO GACAD/AFP

Selon un rapport de la fondation Changing Markets, les systèmes de certification nuisent à l’environnement et trompent les consommateurs.

La certification contribue-t-elle à protéger l’environnement? La réponse est «non», si l’on en croit la conclusion d’un récent rapport de la fondation Changing Markets. Cette ONG a cherché à savoir si les systèmes de certification volontaires (écolabels de produits, labels d’impact sur l’environnement…) orientaient correctement les consommateurs vers des produits durables, et ce dans trois domaines confrontés à de graves problèmes environnementaux: l’huile de palme, les produits de la mer et le textile.

Selon ce rapport, de nombreux systèmes de certification, censés aider les consommateurs à prendre des décisions bénéfiques pour l’environnement, font en réalité obstacle à l’instauration d’un monde plus durable. Changing Markets estime notamment que le déferlement de systèmes de certification crée de la confusion chez les consommateurs et constitue une couverture pour des entreprises qui détruisent l’environnement. «Les systèmes de certification nuisent à l’environnement et trompent des consommateurs qui souhaitent de plus en plus opérer des choix éthiques et durables. Il est temps de repenser avec sérieux la façon dont nous tentons d’atteindre la durabilité, parce que notre système actuel ne fonctionne plus», explique ainsi Nusa Urbancic, directrice des campagnes de Changing Markets. Voici les constats de Changing Markets pour les différents secteurs étudiés:

• L’huile de palme

D’après Changing Markets, l’huile de palme est présente dans la moitié des produits vendus en supermarché. Pourtant, sa production est l’un des principaux facteurs de déforestation, d’émissions de gaz à effet de serre, de feux de forêts et de perte des habitats où vivent des espèces menacées telles que les orangs-outans, les éléphants ou les rhinocéros.

Le rapport indique qu’aucun des systèmes de certification – pas même le RSPO qui certifie près de 19% de la production mondiale d’huile de palme – n’a contribué à ralentir la déforestation ou la perte de biodiversité. «La traçabilité constitue un problème majeur: il a ainsi été observé que de l’huile de palme illégale peut même se retrouver dans des produits certifiés», précise Changing Markets.

• La pêche

Changing Markets explique également que «la pêche industrielle a décimé l’océan» et que «près de 90% des stocks de poissons dans le monde sont pleinement exploités ou surexploités». Selon la fondation, 14% de la production mondiale de poissons et fruits de mer a été certifiée en 2015, contre seulement 0,5% dix ans plus tôt.

En 2015, deux des principaux systèmes de certification de pêche durable, dirigés par Friends of the Sea et par le Marine Stewardship Council (MSC), ont certifié plus de 9 millions de tonnes de poissons chacun. Or le rapport montre que ces deux organisations ont certifié des pêcheries surexploitées, qui présentent de très forts taux de prises accessoires ou qui, dans certains cas, sont contraires à la législation du pays concerné. La demande exponentielle en produits de la pêche durable et le désir d’y répondre menacent la crédibilité du MSC parce que la pêche réellement durable est insuffisante pour répondre à la demande, estime le rapport. Selon Changing Markets, McDonald’s a par exemple pu contrer les critiques quant à la durabilité du hoki vendu dans ses restaurants en arguant qu’il s’agit de poisson certifié MSC, et ce en dépit des nombreuses objections qui se sont élevées contre cette certification, étant donné que cette pêche présente un fort taux de rejets et a recours au chalutage.

• Le textile

L’industrie textile utilise actuellement un quart des produits chimiques produits dans le monde et est responsable de 20% de la pollution industrielle de l’eau, ce qui en fait la deuxième plus grande pollueuse d’eau douce de la planète. Le rapport de Changing Markets conclut que, malgré la prolifération des initiatives de certification (plus de 100 systèmes de certification volontaire et labels écologiques pour le textile), il n’existe pas de système global qui permette de contribuer efficacement à la durabilité de toute la chaîne d’approvisionnement et qu’il y a un manque cruel de transparence dans certains des systèmes les plus largement utilisés.

Ainsi, selon Changing Markets, l’écolabel européen est identifié comme un des meilleurs systèmes, parce qu’il couvre différents types de textiles et emploie une approche basée sur le cycle de vie. Toutefois, lorsque les chercheurs ont examiné dans le détail ses normes pour les fibres de viscose, il leur est apparu que cet écolabel ne couvrait pas les indicateurs de pollution de l’eau pendant la phase de fabrication. D’autre part, selon le rapport, le label Better Cotton Initiative (BCI) est l’un des plus mauvais systèmes de certification et pourrait avoir entravé l’essor du coton biologique. «La tolérance de BCI à l’égard des pesticides et des OGM a conduit plusieurs agriculteurs à passer du coton biologique au coton génétiquement modifié», détaille le rapport.

Que propose le rapport de Changing Markets?

Concrètement, Changing Markets demande l’abolition des systèmes de certification les plus mauvais dans ces trois secteurs et la réforme en profondeur des autres sur la base des principes de transparence, d’indépendance, d’approche globale et d’améliorations continues. Le rapport prévient également que les systèmes de certification volontaires ne devraient pas se substituer à des réglementations nationales ou internationales strictes.

D’après Changing Markets, «en l’absence de systèmes de certification fiables, les gouvernements, les entreprises et les consommateurs peuvent prendre des mesures pour améliorer la durabilité». L’ONG recommande notamment de donner la priorité aux petites pêcheries durables, créer et faire respecter des réserves marines et des quotas de pêche fondés sur les données scientifiques, introduire un moratoire sur la déforestation et le drainage des tourbières dans le secteur de l’huile de palme et adopter des politiques de pollution zéro ainsi qu’une meilleure transparence dans la chaîne d’approvisionnement du secteur textile, par exemple en appliquant une législation appropriée.


Quelques chiffres sur le développement durable en France

Changing Markets cite par ailleurs un certain nombre de chiffres qui permettent d’appréhender la consommation durable dans l’Hexagone. En 2015, 52% des ménages français ont déclaré avoir acheté un ou plusieurs produits labellisés (label écologique) et, par ailleurs, 42% des consommateurs français déclarent qu’ils regardent les étiquettes au moment d’acheter des produits. De plus, en 2016, la France était l’État membre de l’UE qui avait reçu le plus grand nombre de certificats «Ecolabel européen»: 3745 produits et services français avaient obtenu le label écologique de l’UE en mars 2016. Au total, le marché français des produits équitables a progressé de 42,8% en 2016 par rapport à 2015, tous secteurs confondus, et s’élève actuellement à près de 1 milliard d’euros .

Dans le détail des secteurs, le marché français du coton «éthique» a diminué de 32% en 2017 (par rapport à 2015). Concernant la pêche, le nombre de produits portant le label MSC dans l’Hexagone a augmenté de 35% entre 2016 et 2017. En 2017, 1774 produits portaient le label MSC, contre 1318 en 2016. En France, le Marine Stewardship Council (MSC) compte 9 pêcheries (sur un total de 312 dans le monde).

Enfin, à propos de l’huile de palme, les Amis de la Terre estiment que la consommation totale par habitant en France est de 13 kilogrammes par an. Plus de 13% des aliments vendus dans les supermarchés contiennent de l’huile de palme. Celle-ci est présente dans 50% des produits contenant du chocolat et 90% des produits à tartiner (comme le Nutella).

La consommation des ménages en France

Depuis cinquante ans, la consommation des ménages a connu de véritables bouleversements. Le volume des biens a fortement progressé, les postes de consommation se sont déplacés et les modes d’approvisionnement ont considérablement changé.

 

Il semble aussi qu’aujourd’hui, s’appuyant sur les nouvelles aspirations des consommateurs, d’autres évolutions soient à attendre.

Depuis les années 1960, la consommation des ménages français a été multipliée par plus de 3. Au cœur de cette dynamique, les volumes de biens échangés sont même plus importants encore (sur le seul exemple des voitures particulières, c’est une multiplication par 6 qui est observée, de 5 millions à plus de 30 millions aujourd’hui). Les impacts environnementaux sont de plus en plus lourds, mais d’autant moins visibles qu’une large partie est « délocalisée » à travers les importations. Les évolutions des différents postes donnent aussi à voir les changements des modes de consommation : de l’alimentation et l’habillement, qui ont baissé au profit des communications et de la santé, qui ont eux-mêmes le plus augmenté depuis 1960, en passant par les logements, les transports et les loisirs, la reconfiguration est très importante.

Entre saturation et nouvelles dynamiques

Plusieurs biens semblent atteindre une certaine saturation. Ainsi, depuis les années 1990, réfrigérateur, lave-linge et téléviseur constituent le « lot commun » de plus de 90 % des ménages. La voiture est très répandue (plus de 80 % des ménages en possèdent une en province – et moins de 40 % à Paris, mais pour des raisons évidentes d’espace).

À côté du ralentissement de la consommation de ces biens d’équipement « historiques », la baisse des prix des biens et les innovations technologiques ont favorisé la diffusion de nouveaux produits et le multi-équipement dans les foyers. Les appareils multimédias (avec le développement d’Internet) et les nomades (MP3, ordinateurs portables, smartphone…) ont pris le relais avec un essor considérable. D’autres dynamiques de consommation émergent autour des nouvelles techniques de l’information et de la communication (NTIC), avec des taux de renouvellement plus rapides que tout ce que l’on a pu connaître jusqu’ici, et des enjeux importants en matière de déchets et de consommation électrique.

De nouvelles pratiques de consommation

La crise économique a contracté les revenus, fait apparaître des aspirations autour de l’environnement et de la santé et fait émerger de nouvelles formes d’échanges : économie de la fonctionnalité, économie collaborative, économie du partage… Porteuses d’espoir pour la réduction des impacts environnementaux et le changement des modes de consommation (moins de propriété, plus de services et partage), ces nouvelles pratiques doivent toutefois être appréhendées et étudiées afin de voir dans quelle mesure elles tiennent leurs promesses et ne concourent pas un peu plus à l’hyperconsommation.

Des travaux basés sur l’enquête Budget des familles de l’INSEE, sur les enquêtes « Conditions de vie et aspirations » et « Consommation » du CREDOC ainsi que sur des entretiens qualitatifs menés auprès d’une vingtaine de personnes autour de leurs pratiques de consommation ont permis la rédaction d’un rapport (Nov 2015) « Usages partagés comme alternatives à la possession exclusive » qui présente une analyse des représentations et des comportements des consommateurs en termes d’usages partagés (location, réemploi, troc et don). En soulignant la distinction entre les aspirations et les pratiques réelles, il tente de cerner les motivations et les freins aux usages partagés, dans le but d’identifier des leviers d’actions et de formuler des recommandations pour les pouvoirs publics.

Quelques mots de définition

Selon l’INSEE, « la consommation correspond à l’ensemble des dépenses d’un ménage dont sont exclues les dépenses d’investissements ». La nomenclature utilisée est celle, internationale, des fonctions de consommation, dite COICOP-HBS (Classification Of Individual Consumption by Purpose adapted for the Household Budget Surveys).

Cette dernière, également utilisée par l’indice des prix à la consommation, se décompose en 12 grands postes de dépenses :

  1. Produits alimentaires et boissons non alcoolisées ;
  2. Boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants ;
  3. Articles d’habillement et chaussures ;
  4. Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles ;
  5. Ameublement, équipement ménager et entretien courant de la maison ;
  6. Services médicaux et de santé ;
  7. Transports ;
  8. Communications ;
  9. Loisirs et culture ;
  10. Enseignement ;
  11. Hôtels, restaurants, cafés ;
  12. Autres biens et services.

Article original sur le site de l’ADEME : https://www.ademe.fr/expertises/consommer-autrement/quoi-parle-t/consommation-menages-france

Y a-t -il des risques pour ma santé à cultiver en ville ?

Il existe plusieurs sources de pollution potentielles quand nous cultivons en ville.

Principalement par:

Cependant, les pollutions sont maitrisables sur base de certaines bonnes pratiques (liens vers ci-dessous) et mesures de prévention.

Il faut donc relativiser ! Il s ‘agit d’y être attentif, mais de considérer également tous les bienfaits qu’apporte le fait de cultiver en ville : détente, activité physique, convivialité, manger ses propres légumes ou fruits, apprendre à ses enfants,… La principale contamination au quotidien des citadins n’est certainement pas le fait d’une consommation de fruits et légumes qui auraient poussés en ville !

Cultiver et consommer des fruits et légumes de manière écologique et locale, même en ville, reste meilleur pour sa santé que les produits « arrosés » de pesticides !

1. Cultiver sur un sol sain

La problématique de la pollution du sol ne doit pas constituer un frein à la production alimentaire mais il est nécessaire de rester vigilant. En particulier en milieu urbain et dans les zones anciennement industrialisées, comme à Bruxelles.

La pollution du sol est souvent peu visible, mais elle peut avoir un impact sur la qualité de votre récolte, votre santé et votre cadre de vie.

Recommandations

  • Se renseigner sur l’historique de son terrain, entre autre en consultant la carte de l’inventaire.
  • Effectuer une analyse.
  • Ajouter régulièrement du compost et de la matière organique saine dans son potager minimise l’effet des polluants.
  • Localiser son potager/verger à distance de sites à risques (garages, industries,…).
  • Si vous cultivez en bacs, connaitre l’origine de la terre utilisée.
  • Certains comportement peuvent engendrer une pollution du sol :
    • Vérifier l’origine des terres et autre substrats que vous apportez dans votre potager.
    • Ne pas utiliser de plantes ou déchets de plantes provenant de lieux contaminés pour faire son compost.
    • Ne pas vidanger d’éventuels appareils à gazoil sur le site.
    • Ne pas utiliser pour les bordures ou pour les abris de jardins des matériaux potentiellement polluants : amiante, zinc, et choisir des matériaux écologiques de construction et d’entretien écologiques.

Pour en savoir plus, consultez notre Guide pratique d’analyse de sols pour cultiver en ville

2. Air

Dans une capitale telle que la nôtre, la pollution de l’air est malheureusement bien présente.

Cette pollution peut avoir différentes origines : circulation des véhicules, chauffage urbain, incinérateur, industries,…

Dans certains cas, comme à proximité de voiries fort fréquentées, la pollution peut avoir des effets sur les fruits et légumes que nous cultivons en ville si nous n’y prêtons pas attention. Quelques conseils simples permettent de profiter de vos récoltes sans soucis.

Les principaux polluants provenant de l’air urbain sont les particules fines, les métaux lourds, les COV (composé organiques volatiles) et les HAPs (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques).

Les quelques études actuelles confirment que la proximité d’un trafic important augmente la concentration en métaux lourds dans les productions. Mais l’on note une diminution de certains polluants (HAP et métaux lourds) avec une distance croissante des voiries. Cependant, il n’existe pas encore de consensus sur la distance idéale à observer avec les voiries. En effet, cela dépend du type de polluant, du vent, des obstacles présents ou non, de l’interaction avec les différents types de légumes, de la hauteur des potagers,…

Il apparait également que la présence d’obstacle (bâtiments, arbres, haies, palissades) entre le potager et la rue diminue la présence de pollution. La présence d’arbres en voirie ou à proximité est également bénéfique.

Recommandations

  • De manière générale, il est recommandé de laver ses fruits et légumes avant la consommation afin d’éliminer les pollutions de surface.
  • Choisir le lieu d’implantation de son potager :
    • De manière générale, éviter de cultiver à proximité de voiries fort fréquentées.
    • Si vous en avez la possibilité, placez des « obstacles » entre le potager et les voiries : bâtiments, haies, arbres, palissades.
    • Si vous cultivez sur votre balcon ou terrasse, et si vous en avez la possibilité, il est préférable de cultiver « côté jardin » que « côté rue ».
    • Si cependant vous cultivez « côté rue », préférez prendre de la hauteur.
    • Les légumes accumulent de manière différentes les pollutions. il est communément admis que les arbres fruitiers et les légumes fruits les accumulent moins. Ils peuvent être donc placés du coté le plus proche de la voirie tandis que les légumes feuilles seront placés dans les lieux plus protégés.

3. Eau pour mon potager

L’eau utilisée pour arroser votre potager peut provenir d’eau de pluie, de l’eau de distribution, d’un cours d’eau ou d’un puit.

L’eau de pluie stockée dans une citerne peut, dans certains cas, être polluée. Elle peut en effet se charger de particules qu’elle rencontre sur les toitures : métaux lourds, poussières, résidus, , … Cependant, lorsque que l’eau a subit la décantation qui s’opère naturellement dans une citerne, il a été montré qu’un important abattement de cette éventuelle pollution est effective et se dépose (par floculation, entrainement des grosses particules) au fond de la citerne.

L’eau d’un puit ou d’un forage, que ce soit en ville ou à la campagne, provenant d’une nappe souterraine ou d’eau de surface peut potentiellement être contaminée par la percolation des polluants à travers le sol.

L’eau du robinet à Bruxelles est très contrôlée et respecte toutes les normes européennes en la matière. Elle ne présente donc pas de risque pour la santé humaine ni pour arroser les fruits et légumes.

Recommandations

  • Récolter son eau de pluie pour arroser son potager est une très bonne idée et permet d’économiser cette précieuse ressource. Par contre, il est nécessaire d’être attentif au type de revêtement sur lequel l’eau est récoltée. Le zinc et l’amiante sont totalement proscrits.
  • Il est utile d’utiliser une citerne pour permettre une décantation de l’eau de pluie. Un filtre (pour les feuilles et débris) à l’entrée de la citerne peut être envisagé (même de facture très simple, via un récipient percé empli de paille par exemple).
  • Toujours laver les fruits et légumes avant consommation.
  • Les eaux de ruissellement de voirie ne doivent pas non plus être utilisées , sauf si elles ont été traitées notamment par une noue ou tout autre dispositif extensif (planté).
  • Si vous utiliser l’eau d’un cours d’eau ou d’un forage/puit, il est conseillé de prendre contact avec les gestionnaires du cours d’eau (Communes ou Bruxelles Environnement) pour avoir un avis sur l’état de l’eau.
  • Et pour éviter de polluer l’eau souterraine, éviter de mettre son compost/fumier près d’un point d’eau (mare , cours d’eau, étang,… traduisant souvent la proximité de la nappe).

4. Pesticides et engrais chimiques

Les pesticides posent actuellement de réels problèmes de santé publique : certains sont reconnus comme à l’origine du développement de maladies telles que des cancers, des maladies neurologiques, l’infertilité, etc…

Outre l’impact possible sur la santé, l’usage excessif de pesticides menace également notre environnement : on constate une diminution de la biodiversité, ce qui mène à terme à un bouleversement des écosystèmes. L’eau et le sol peuvent se retrouver pollués après utilisation intensive de pesticides.

Mieux vaut privilégier des alternatives naturelles aux pesticides, le potager et votre santé ne s’en porteront que mieux !

5. Cultiver en rue

Vous souhaitez cultiver en rue, pour vous-même ou pour partager avec les passants, comme le mouvement des Incroyables Comestibles ?

Préférez une rue peu fréquentée et assurez-vous que les cultures soient protégées, entre autre en cultivant en bacs et dans un sol sain.

Par contre, les cultures de comestibles en pieds d’arbres au niveau du trottoir ne sont pas particulièrement recommandées. En effet, les pieds d’arbres ne sont pas ménagés dans la ville! Poubelles, déchets, vélos, déjections canines, sel de déneigement, piétinement,.. Les contraintes environnementales sont également nombreuses : hauteur des gaz d’échappement, sol de qualité variable, fosses souvent trop petites, ombrage souvent important, besoins d’arrosages important,…

6. Matériaux de réemploi et autres

De manière générale , la question des matériaux dans les projets d’agriculture urbaine doit être mentionnée. Les pots, seaux ou bâches en plastique par exemple peuvent à terme se dégrader et se décomposer en toutes petites particules, qui resteront dans le sol.

Pour les matériaux de réemploi, le vécu du matériel avant son arrivée et son utilisation n’est pas spécifiquement connu et par conséquent quelques précautions s’imposent.

Qu’en est-il des palettes ?

La plupart des palettes subissent un traitement HT (chauffage à température de 55°C environ, norme nimp 15) pour prévenir tout risque de contamination environnementale liée à la prolifération d’insectes xylpohages. Pour les palettes fabriquées avant 2010 (et qui peuvent encore se retrouver dans le circuit), certaines ont pu recevoir un traitement au bromure de méthyl, ce qui est interdit depuis.

D’autres traitements peuvent être faits sur les palettes (pour éviter le bleuissement du bois ou pour d’autres raisons), à base de produits chimiques, pour autant que ces produits soient autorisés par l’autorité nationale comme adaptés au contact avec des denrées alimentaires (dans le cadre toujours du transport, qui est la raison d’être originelle de la palette).

Difficile dès lors de savoir quels sont les produits utilisés en matière de traitement de palettes : certaines ne sont pas traitées hormis pour la normenimp15 (en HT, ce qui ne constitue pas un problème) ; pour d’autres, c’est plus incertain…

Par conséquent, il faut agir avec précaution face à ces matériaux qui ont pu accumulé des polluants au fil de leur cycle de vie.

Recommandations

Néanmoins au vu de leur intérêt dans le cadre de la valorisation des ressources et de l’économie circulaire, en cas d’utilisation on préconise les éléments suivants :

  • Ne pas mettre le substrat directement en contact avec le bois (comme on le fait aussi pour les bacs de jardinerie).
  • Afin de garantir à la fois une qualité de substrat suffisante (diminuer les risques éventuels de contamination) et d’augmenter la durabilité du matériau bois (en limitant le pourrissement prématuré des planches), il est nécessaire d’installer une bâche/geotextile entre les deux.

Revue de presse du mois de Février

Thierry Libaert est intervenu au séminaire « Passé et avenir de la civilisation européenne » organisé par le Collège des Bernardins. (Source : TheConversation)


L’Europe ne fait plus rêver. La totale indifférence dans laquelle se sont achevées les cérémonies de commémoration du 60e anniversaire du Traité de Rome, signé en 1957, confirme que le grand rêve des pères fondateurs est derrière nous. Du pantouflage chez Goldman Sachs de l’ancien président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, aux errements publics sur le glyphosate, la confiance des citoyens s’est érodée. Comment la rétablir ? Peut-être en luttant contre les pratiques abusives, obsolescence programmée en tête.

Les pistes du retour à la confiance

Pour que l’Europe inspire à nouveau confiance, trois voies complémentaires s’offrent à elle. Ses institutions doivent en premier lieu modifier leurs pratiques, pour prendre davantage en considération la voix de la société civile. L’Europe doit également s’inventer un nouveau récit, porté par une politique de communication globale et cohérente qui ne doit plus seulement être l’agrégation des communications de chacune de ses institutions. Enfin, les institutions européennes doivent se positionner fortement sur les nouveaux enjeux qui préoccupent la grande majorité des citoyens européens.

Au nombre de ces enjeux figure l’obsolescence programmée. De nombreux citoyens européens ont vécu, au moins une fois dans leur existence, la désagréable expérience de voir un produit neuf tomber en panne peu après son achat. De retour au magasin, le consommateur s’entend alors suggérer qu’il ferait mieux d’en racheter un autre : pièces de rechange indisponibles, trop chères, délais de réparation interminables… Voire, pour certains appareils électroniques (ordinateurs, tablettes, smartphones), produits purement et simplement irréparables.

Les subtilités de l’obsolescence programmée

Bien que cette situation soit une réalité, l’obsolescence programmée a trop longtemps été présentée comme une manœuvre délibérée des industriels. Ceux-ci saboteraient eux-mêmes le fonctionnement de leurs produits pour accélérer leurs taux de renouvellement. Ces pratiques ont certes pu exister, notamment dans le secteur des imprimantes ou de l’électroménager, mais elles sont désormais rarissimes.

En effet, aujourd’hui aucune entreprise ne peut assumer le risque réputationnel lié à la divulgation d’un mécanisme délibéré de fin de vie de ses produits. En réalité, le problème de l’obsolescence programmée concerne davantage le vieillissement accéléré : mises à jour logicielles qui retardent la vitesse d’exécution des ordinateurs, incompatibilités techniques (obligation d’achat d’un nouveau chargeur à chaque acquisition d’un nouveau modèle de tablette), et, plus fréquemment encore, freins voire impossibilité de réparabilité des produits.

Épuisement des ressources, pollution, chômage et endettement

Les conséquences de cette obsolescence programmée sont multiples. Environnementales tout d’abord : c’est sous cet angle que le problème a commencé à émerger au début des années 60, avec la publication du livre de Vance Packard, L’art du gaspillage. Non seulement l’obsolescence programmée participe-t-elle à la raréfaction des matières premières (60 métaux différents sont nécessaires pour fabriquer un smartphone, dont des métaux rares), mais surtout elle implique l’accroissement des déchets. C’est principalement le cas dans les filières électriques et électroniques, qui sont les moins facilement recyclables. Les déchets d’équipements électriques et électroniques sont l’un des flux de déchets dont la croissance est la plus rapide dans l’Union Européenne (3 à 5 % par an). Chaque année, 10 millions de tonnes de ces déchets (appareils électroménagers, ordinateurs, imprimantes, appareils photo numériques…) sont jetés. Une tendance qui va se poursuivre dans les années à venir, puisque les douze millions de tonnes devraient être dépassés en 2020.

 

 

L’impact de l’obsolescence programmée ne se limite pas à l’environnement. Ses conséquences sont également sociales, car avec la fin de la réparabilité, c’est toute une filière d’emplois de proximité qui disparaît. Un rapport du Parlement européen a ainsi montré en 2017 que 2 000 emplois avaient été perdus en sept ans aux Pays-Bas. En Allemagne, en une seule année, 13 % des magasins de réparation radio et TV ont fermé. Enfin, en France, en l’espace de deux ans ce secteur a perdu 8 % de ses effectifs. On comprend mieux ces chiffres si l’on sait que seuls 44 % des appareils électriques et électroniques qui tombent en panne sont effectivement réparés…

Outre les pertes d’emploi, cette obsolescence programmée a un autre impact sociétal majeur. L’observation des pratiques de consommation indique en effet que les produits les moins chers sont, en toute logique, prioritairement achetés par les catégories professionnelles les plus défavorisées. Or, ces produits d’entrée de gamme sont souvent aussi les plus fragiles. En se retrouvant obligés de racheter fréquemment des produits même peu onéreux, les ménages les plus modestes sont entraînés dans une spirale négative qui peut les mener à un endettement massif.

Une carte à jouer pour l’Europe

Les problématiques liées à l’obsolescence programmée dépassent les enjeux socio-économiques, pour toucher également à la santé publique et à l’éthique professionnelle (déchets envoyés dans les pays en développement, par exemple). Cette situation pourrait toutefois constituer un avantage pour les entreprises qui fabriqueraient des produits durables. Celles-ci pourraient espérer tirer parti de la désaffection des citoyens européens devant les produits « jetables ».

Pour y parvenir, les solutions ne manquent pas. La première consisterait à mettre en place un dispositif d’affichage de la durée de vie des produits. Ce dispositif présenterait l’avantage d’être peu onéreux, et surtout de redonner le pouvoir au consommateur. Testée en 2015 sur plus de 3 000 consommateurs européens répartis dans quatre grandes zones géographiques, cette solution a fait ses preuves. Les consommateurs qui repèrent l’information sur la durée de vie des produits sont prêts à acheter plus cher des produits plus durables. La boucle est donc vertueuse puisqu’elle profite aussi bien au consommateur qu’à l’entreprise.

Extension du système de garantie, réorientation des dépenses publiques… Des solutions complémentaires existent, sur lesquelles pourraient s’appuyer les futures politiques européennes. Un groupe de travail rassemblant des représentants d’entreprises, des consommateurs, des environnementalistes et des syndicats a permis d’en identifier une vingtaine, listées dans notre dernier ouvrage, Déprogrammer l’obsolescence.

Quasi-unanimité contre l’obsolescence programmée

Aujourd’hui, toutes les composantes de la société civile et l’ensemble des formations politiques, à l’exception des mouvements populistes, s’accordent à considérer que l’obsolescence programmée est un sujet majeur que la Commission européenne doit désormais prendre en compte. Pour preuve, l’avis que nous avions proposé en octobre 2013 au Comité économique et social européen avait été voté à la quasi-unanimité. Il en a été de même en juillet 2017 lors du vote d’une résolution du Parlement européen sur le sujet.

La récente reconnaissance par Apple de ses pratiques de vieillissement anticipé, la recevabilité d’une plainte contre le groupe Epson, tout ceci prouve, s’il en était encore besoin, la réalité des pratiques non conformes. Celles-ci sont en conflit avec l’idéal d’une Europe initiant une transition économique plus juste et plus responsable. La lutte contre ces dérives, qui concernent chaque consommateur, pourrait faire réémerger le sentiment d’une Europe proche des préoccupations de chacun, une Europe de proximité.

Article original disponible ici : http://theconversation.com/la-consommation-durable-un-levier-pour-leurope-90788

CRD soutient le 12ème objectif des Nations Unies

Les pays membres des Nations Unies ont voté à l’unanimité la mise en place d’une feuille de route contenant 17 grands chantiers visant à améliorer la vie des populations partout dans le monde.

CRD soutient tout naturellement le point n°12  de la feuille de route intitulé : « Consommation et production durables » en organisant notamment une campagne sur les réseaux sociaux de prévention autour du danger des sucres raffinés et de l’impact sanitaire, environnemental et social de l’industrie du sucre.

Plus d’informations sur :

https://www.globalgoals.org/fr/12-responsible-consumption-and-production